BAL LOCAL

Freelance événementiel en temps de crise – Amandine Richelle

 

Théo Chauvière

Laura a rencontré Amandine Richelle, cheffe de projet de l’agence AR spécialisée dans le marketing et l’événementiel.

Freelance collectif crise covid 19 évènementiel

Laura : Je ne te présente pas le concept du Bal Local puisque tu es une des freelances qui contribuent à le faire vivre et exister, d’ailleurs on te remercie pour cela. Pour commencer cette interview, peux-tu te présenter ?

Amandine : Cela fait 10 ans que je suis dans l’événementiel et plus précisément dans le marketing issue d’une formation master marketing. J’ai commencé ma carrière dans une agence de communication et d’événementiel pour laquelle j’ai travaillé pendant 6 ans. Je faisais de l’événementiel grand format et grand public puisque ma première mission était de développer les marques fan radio et rtl2 dans le sud de la France. J’ai également eu l’occasion de collaborer avec les laboratoires Pierre Fabre pendant deux ans. Après ce passage dans l’agence, je suis parti à Toronto, ce qui m’a permis de développer de l’expérience dans le marketing à l’international, de travailler mon anglais et de revenir bilingue. Suite à ses trois ans à l’étranger, je suis revenu en France et j’ai pris la décision de travailler à mon compte.   

 

Laura : Peux-tu nous expliquer qui tu accompagnes ? Professionnel et particulier comment ? Quelle était ta journée type ?

Amandine: Comme je l’ai dit précédemment, ma carrière a commencé dans l’événementiel grand format et surtout grand public puisque le but était de toucher le particulier et les familles, notamment des marques comme rtl2 . Petit à petit avec mon étape au canada et en rentrant j’ai eu des projets plus B to B : travailler pour des annonceurs, des évènement en entreprise interne : congrès, salons…Je fais aussi tout ce qui concerne l’événement en extérieur : communiquer sur la marque, sur le produit et tous les services qu’elle vend. Je travaille aussi avec des particuliers, donc ça peut être l’ organisation de mariage, d’anniversaire, des repas de famille, etc..

Laura : Quelle était ta journée type ?

Amandine :  En général on se lève très tôt, pour être sûr que nous sommes les premiers arrivés sur place. On vérifie que toutes les prestations sont en place. La veille on a un filage, c’est – à – dire on refait tout l’événement pour tester et anticiper tous les bug techniques. Et le jour j, on vérifie que chaque prestataire et chaque intervenant est au bon endroit au bon moment. On finit la journée par un dîner de gala. Et très souvent on réattaque le lendemain avec des réunions à 9h.

Laura : On retrouve beaucoup d’indépendants / freelance dans ce secteur ? Est-ce un phénomène nouveau dans cette branche ?

Amandine : Freelance oui, complètement. Il se développe de plus en plus dans notre industrie ce statut. 

Laura : Nous sommes quasiment 1 an jour pour jour après le premier confinement, Peux-tu me raconter, me décrire l’ascenseur émotionnel que tu as connu ces 12 derniers mois ? Si on repart du moment où tu as appris le confinement ?

Amandine : Le 16 Mars 2020 je le sentais venir car plein de projets sont tombés à l’eau. Cela faisait déjà un mois qu’on n’avait pas de travail. Ce qui était déstabilisant c’est que j’avais beau l’expliquer autour de moi, puisque mon domaine est aussi le professionnel privé, et j’essayais de les sensibiliser, mais les gens ne me croyaient pas. Donc au début du confinement, ça a été car on a appris à être patient, à se reposer physiquement intellectuellement et mentalemnt. La fin du premier confinement s’est fait sentir,  j’ai essayé de me motiver en disant qu’on allait se renouveler et de créer de nouveaux concepts mais 6 mois après on a été encore confiné.  

Aujourd’hui on peut seulement faire des événements professionnels. Et on travaille surtout sur des concepts digitaux. Mais c’est vrai que maintenant le client est plutôt réticent. 

 

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Laura : Dans quel état d’esprit es tu aujourd’hui ? 

Myriam :  Je suis prête, je n’attend  que ça. Il me tarde de reprendre l’activité. Je suis patiente mais je sais que ça va être très très long car les conditions ne sont plus les mêmes.  

Laura : As-tu regretté de t’être installer à ton compte dans cette période ?

Amandine : Le premier mois j’ai eu des regrets car la Covid a tout fait exploser. Par exemple, on n’est pas prêt à repartir à l’international. Donc c’est certain qu’il y a un moment où je me suis dit « pourquoi? Est- ce que je continue?”. Mais au final j’ai su que je ne m’étais pas trompé.

Laura : Si ce n’est pas indiscret, ça a été dur financièrement ? Est-ce que les aides de l’État ont été une vraie solution pour toi ?

Amandine : J’ai envie de dire oui et non. Au début je pensais pas en avoir donc j’y comptais pas dessus. Mais oui, ça m’a aidé je dis pas le contraire, mais j’aurai pu faire sans. Je n’ai pas avancé grâce à ces aides.  

 

Laura : Tu es ce qu’on appelle une slasheuse de l’entrepreneuriat. Là où beaucoup auraient baissé les bras, tu continues d’entreprendre. Raconte-nous comment tu te réinventes aujourd’hui ? Quel est ton nouveau quotidien ?

Myriam : Déjà je n’ai pas baissé les bras car j’ai toujours envie de garder ma société. Une fois que l’on a goûté à l’entreprenariat on est bien donc on a envie de rester dans cette voie. C’est pour ça qu’il faut s’accrocher car je crois au projet et à l’avenir de l’événementiel. Deuxième raison, c’est parce que maintenant j’ai un personnage dans la société, qui m’a d’ailleurs énormément soutenu. 

Mon quotidien est beaucoup plus souple, on ne va plus au restaurant avec les clients, on ne prend plus l’avion. Ça a changé j’ai appris à lever le pied car les demandes sont moins importantes, et l’amplitude horaire est beaucoup moins dense. 

 

Laura : Quand imagines-tu une reprise pour les événements : pro, perso, festif ? Et comment ? Qu’est ce qui va radicalement changer ?

Amandine : Je suis optimiste, je pense que fin d’année ou début d’année 2022 on va faire des événements mais dans tous les cas ça va changer. Il y aura toujours le gel, le masque, les règles sanitaires et ce seront des événements beaucoup plus intimistes donc plus petits. On ne peut pas arrêter un an un monde et espérer qu’il revienne à la normale en 2 mois. 

Laura : Pour le mot de la fin, j’aime bien demander une citation, un mantra : lequel est le tien ?

Amandine : A l’agence on dit souvent “dans l’attente de capturer l’instant avec vous ». 

Laura : Je te remercie d’être prêté à l’exercice de l’interview. A très vite ! 

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Cet article est basé sur un épisode du Bal Local, votre podcast dédié au freelancing et à la transformation du monde du travail.

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