BAL LOCAL

Les relations Grands Comptes / Freelances – Françoise Odolant, Responsable Pôle Acheteurs Médiation des Entreprises

celia chef de projet

Sarah a rencontré Françoise Odolant à propos des relations grands comptes / freelances

Nous allons commencer par une petite présentation, donc qui êtes-vous, présentez-vous, votre parcours et que faites-vous aujourd’hui professionnellement ?

Je travaille depuis 9 ans à La Médiation des Entreprises où je suis responsable du pôle acheteur, chartes et labels, sachant qu’en 2010 il n’existait que la charte et qu’on a développé le Label ensuite en 2011-2012. J’ai pris cette mission après avoir fait 15ans en tant que directrice des achats dans des grands groupes et puis j’ai créé mon propre cabinet de conseil, où j’avais fait réaliser les missions par des freelances, je connais donc très bien ce monde.

 

Pouvez-vous nous décrire un peu mieux vos missions actuelles de votre métier ?

A la Médiation des Entreprises, je suis en charge de l’excellence achat et de responsabiliser les acheteurs sur leur pratique achat avec deux dispositifs. Un qui est la charte pour des relations fournisseurs responsable avec plus de 2000 organisations qui y ont adhéré et l’autre est la prolongation de cette offre autour de la charte, c’est le label. Le label est un moyen officiel d’évaluer son niveau de maturité et ses pratiques en faisant venir un évaluateur tiers externe, en préparant son dossier sur la base d’un référentiel qui est à disposition gratuitement.

 

Donc quand vous parlez de fournisseur, on parle bien sur aussi des freelances, est-ce que vous avez remarqué durant ces dernières années une évolution avec ces fournisseurs, avec ces freelances ?

J’anime en ce moment un groupe de travail qui était parti su « Comment bien cadrer, comment se faire une charte de bonne pratique pour bien gérer la sous-traitance et la sous-traitance en cascade ? » et c’était venu pas directement de freelance mais presque. Et au bout d’un moment est s’est senti dans une impasse, personne n’était motivé et donc nous avons changé de voie et maintenant c’est devenu les travaux pour rédiger guide sur « Comment favoriser la relation directe entre les freelances, les TPE, les PME et les Grands Comptes ». On a alors identifié à la fois les freins, les bonnes pratiques et le rappel de la loi, et nous avons réussi à identifier une cinquantaine de freins. Mais on voit tout de même des curseurs qui bougent, c’est-à-dire qu’il y a des initiatives comme adhérer à la charte ce qui veut dire qu’on privilégie la médiation, qu’on se met d’accord pour avoir un plan d’actions pour mettre en places des achats responsables dont le premier engagement est de payer à l’heure les factures.

 

Aujourd’hui il y a de plus en plus de personnes qui se lancent dans le monde du freelancing, des personnes qui ont un vrai talent et qui pourraient être une vraie valeur ajoutée pour les grands comptes. Il est difficile aujourd’hui pour un freelance de rentrer en contact direct avec ces grands comptes, c’est le problème que l’on constate aujourd’hui. Donc comment imaginez-vous le futur ?

Je crois qu’aujourd’hui un certain nombre de services achats pourraient encore prétendre qu’elles ne veulent pas se préoccuper de ça, que c’est anecdotique, que c’est pour des achats très particuliers, qu’elles peuvent s’en passer et continuer de recourir à leur structure et à leur modèle de procédure de référencement. Sauf que quand on a des informations sur la prospective et le développement on se rend compte que ça va tellement se développer que je pense que toute direction achat va y être confrontée, va devoir le gérer.

Cet article est basé sur un épisode du Bal Local, votre podcast dédié au freelancing et à la transformation du travail.

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